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Notre note ?

19/20

Il était une fois...

L'histoire de la salle dans les grandes lignes

En 1952, après de longues années d’existence, le célèbre asile psychiatrique de Charonne ferme définitivement ses portes à la suite d’un événement tragique : la même nuit, l’un des patients attaque une équipe de soigneurs et tue pas moins de quatre médecins. Dans la panique, il s’enfuit et disparaît dans la nature. Cet élan meurtrier et les raisons de son acte restent encore et toujours inexpliqués.

L’endroit est désormais désert, figé dans une faille spatio-temporelle angoissante. Rien n’a bougé, les locaux sont intacts et l’odeur de la mort rode toujours. Certains passants rapportent même avoir entendu des bruits suspects aux abords du bâtiment. Le fantôme du dangereux patient hanterait-il encore les lieux ?

Une fois ce scénario installé en toile de fond, l’équipe est séparée. On nous apprend que l’un d’entre nous (Paul), guidé par une soif d’aventure, est allé visiter l’hôpital désaffecté de nuit, seul et par pur plaisir. Malheureusement, nous n’avons plus de nouvelles de sa part depuis deux jours. Inquiets, les membres restant de la team (Valentin), partent à sa recherche, afin de lui venir en aide.

Nous allons très vite découvrir ce que nous réserve cette exploration urbaine clandestine et comprendre pourquoi le lieu est désormais à l’abandon. Aussi, élucider les mystères de cet endroit au passé tourmenté ne sera pas sans conséquences

Résumé de notre périple

Notre expérience en quelques mots

Dès le début, nos nerfs sont mis à rude épreuve ! En effet, Paul se retrouve en camisole, retranché dans une chambre capitonnée, fermée à double tour. Il explique s’être pris un coup sur la tête, puis s’être réveillé ici, sans plus d’explications. Valentin, lui, explore ce qui s’avère être une salle d’attente vieillotte plongée dans le noir, avec pour seule source de lumière une simple bougie. Les cinq premières minutes sont déstabilisantes.

Après quelques énigmes, l’équipe se retrouve au grand complet et on parvient à rallumer la lumière. Cela nous permet d’admirer le décor dans lequel progresse le scénario. La mise en scène est oppressante de réalisme : la décoration est impressionnante de simplicité, lugubre et sordide à souhait. À certains moments, l’immersion est telle qu’on ne sait plus très bien si l’on est dans un escape game à Paris, dans l’hôpital de haute sécurité de Shutter Island, l’institut psychiatrique de Radley dans Pretty Little Liars, ou bien un épisode d’American Horror Story Asylum.

Plus on avance dans l’intrigue, plus la tension est palpable et plus la paranoïa influence nos mouvements au sein de l’escape game. Notre raisonnement est teinté de stress, la peur de l’inconnu nous accable et nous oblige à redoubler d’attention. La difficulté est ainsi plus psychologique que technique : nos émotions et notre imagination se révèlent être nos pires ennemis (nous étions en tachycardie !). Attention les yeux : de multiples éléments perturbateurs ne font qu’augmenter ce sentiment d’angoisse…

En ce qui concerne les énigmes, elles sont plutôt bien conçues. La résolution des problèmes est linéaire et fait surtout appel à la réflexion. Ici, pas beaucoup de mécanismes ni de manipulations technologiques. On est plutôt sur un enchaînement de cadenas et de jeux d’observation. Quelques énigmes demanderont tout de même une logique affûtée et un bon esprit d’équipe.  Quant à la communication avec le game master, elle se fait via un écran fixé dans la première salle.

Au bout de 55 minutes et une dernière montée de stress, nous arrivons enfin à ouvrir la porte et sortir de cette machine infernale. Nous laissons derrière nous les démons de ce lieu chargé d’histoire. À vrai dire on avait vraiment hâte de sortir, nos petits cœurs allaient exploser à cause de la tension. Blague à part, cet escape game est l’un des plus flippants que nous ayons fait ! Une belle réussite, tant en terme d’énigmes que d’immersion. L’accueil est génial, et le format inédit. On nous a même laissé entendre que le scénario était évolutif en fonction du nombre de personnes dans l’équipe.

N

Notre note ?

19/20

Nos critères

Les plus et les moins de la salle

Intuitivité : 5/5
Immersion : 5/5
Originalité : 4/5
Game Master : 5/5
Surprise : 5/5

Infos utiles

Un récap' pratique pour faciliter votre réservation

Concepteurs

One Hour

Nombre de joueurs

De 2 à 5 participants

Prix

De 18€ à 34€ par personne

Adresse

24 rue Emile Lepeu – 75011 Paris

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